
de 14h30 à 19h
Entrée libre


A la mémoire d’Ulrike Meinhof
“Ce qui me passionne c’est le problème de l’emprisonnement : on suicide des hommes et des femmes par la privation de toute sensibilité quand on les enferme dans des cellules spéciales incolores, insonores, inodores. L’absence de bruit et de couleurs, c’est déjà la mort. Dans cette réflexion, j’ai cherché longtemps ce qui pourrait être le contraire de l’enfermement : nuages, champs de fleurs, groupes d’enfants. Un ami pilote automobile m’a fourni des diapositives sur les 24 h du Mans. Alors j’ai peint une suite de bolides roulant à 250 - 300 km/h. Il y a là une sensation de vitesse, de liberté, un mouvement extraordinaire pour celui qui est enfermé dans 10 m2. Et ce faisant on retombe dans la même problématique : celui qui est enclos dans son véhicule est attaché plus que n’importe quel prisonnier, il tourne sur l’anneau de vitesse, s’il en sort il se tue dans le paysage. Et on recommence le dimanche suivant, et si l’on ne se tue pas on prend sa retraite. Ce qui revient au même.”

Marguerite Krebs naît à Quimperlé en 1900. Très jeune, elle suit des cours d’art à Paris et devient une aquarelliste experte. Epousant Edouard Paulet en 1920, Marguerite enrichit son savoir-faire aux lieux où l’entraîne son mari : la Provence, Nantes, Douarnenez, Quimper. Mais il y aura sans cesse de longs séjours à Quimperlé ; c’est là que s’exerce au mieux sa sensibilité touchant à la ville, aux marchés et à leurs acteurs, aux plages du Pouldu.
L’exposition présente une large sélection (une centaine de petits tableaux) des oeuvres crées à Quimperlé et aux environs ; plusieurs périodes de l’artiste s’y distinguent, des visions enjouées de la jeunesse aux tournures plus mélancoliques des années de veuvage. Marguerite Paulet décède à Quimperlé en 1979.
Les villes de Douarnenez et Quimper organisent des expositions de la même artiste, où les amateurs pourront contempler d’autres oeuvres complétant un panorama de la Cornouaille. Tout cela est repris dans un livre-catalogue.